Valérie Vandenplas - Psychopraticienne

Psychologue, psychiatre, psychopraticien·ne — quelle différence ?

à qui s'adresser

14 avril 2026


Quand on décide enfin de consulter quelqu'un, une des premières questions qui se pose est souvent celle-là : à qui s'adresser ? Psychologue, psychiatre, psychothérapeute, psychopraticien·ne… les mots se ressemblent, les rôles semblent flous, et on finit parfois par ne rien faire — simplement parce qu'on ne sait pas vers qui se tourner.

Si vous vous êtes déjà posé cette question, cet article est pour vous.

Le psychiatre : quand le corps et l'esprit ont besoin d'un médecin

Le psychiatre est avant tout un médecin. Après ses études de médecine générale, il a choisi de se spécialiser dans les troubles psychiques. C'est le seul professionnel de santé mentale qui peut prescrire des médicaments — antidépresseurs, anxiolytiques, traitements pour les troubles bipolaires ou psychotiques.

Consulter un psychiatre ne signifie pas que "c'est grave". Cela signifie simplement que votre situation nécessite peut-être un accompagnement médical en plus d'un espace de parole. Les deux ne sont d'ailleurs pas incompatibles — beaucoup de personnes suivent à la fois un traitement prescrit par un psychiatre et un travail en psychothérapie.

Le psychologue : un titre protégé, une formation universitaire

Le titre de psychologue est encadré par la loi. Pour l'obtenir, il faut au minimum un master en psychologie, soit cinq années d'études universitaires. Le psychologue peut réaliser des bilans psychologiques, des évaluations, et proposer des suivis thérapeutiques.

Il ne prescrit pas de médicaments. Son travail repose sur l'écoute, l'analyse et différentes approches thérapeutiques selon sa formation complémentaire — TCC, psychanalyse, approche humaniste, entre autres.

Le psychanalyste : une approche de l'inconscient

Le psychanalyste travaille à partir des théories de Freud et de ses successeurs. Sa formation passe principalement par une analyse personnelle approfondie et une supervision régulière — plutôt que par un cursus universitaire classique. Il accompagne ses patients dans l'exploration de leur inconscient, de leurs conflits intérieurs, de leur histoire. Les séances sont souvent plus longues dans le temps et peuvent se dérouler plusieurs fois par semaine.

Le/la psychopraticien·ne : le lien avant le diagnostic

C'est là que je me situe, et je voudrais vous en parler simplement.

Une psychopraticienne n'est pas un titre reconnu par l'État comme celui de psychologue ou de médecin. Cela ne signifie pas pour autant que la formation est légère. J'ai suivi plusieurs années de formation dans une école d'analyse transactionnelle, et je me spécialise actuellement en psychothérapie intégrative selon l'approche de Richard Erskine — une approche qui place la relation thérapeutique au cœur du travail, et qui considère chaque personne dans sa globalité : ses émotions, son histoire, ses besoins profonds.

Ce que je ne fais pas : poser des diagnostics. Non pas parce que je ne connais pas les outils cliniques — je les connais — mais parce que je crois que réduire une personne à une étiquette ne l'aide pas à changer. Ce qui l'aide, c'est d'être entendue, de comprendre d'où viennent ses comportements, et de se sentir en sécurité pour explorer ce qui se passe vraiment en elle.

Mon travail, c'est de créer cet espace.

Ce qui garantit la qualité d'un suivi, quel que soit le professionnel

Au-delà des titres, il y a des engagements qui témoignent du sérieux d'un thérapeute. Un praticien responsable suit lui-même une thérapie personnelle — parce qu'on ne peut pas accompagner quelqu'un dans des zones qu'on n'a pas explorées en soi. Il bénéficie également d'une supervision régulière, c'est-à-dire qu'il soumet son travail au regard d'un pair expérimenté. Et il s'engage à respecter un code de déontologie qui protège le patient : confidentialité, absence de double relation, respect du rythme de chacun.

Ce sont des questions que vous avez le droit de poser à n'importe quel thérapeute que vous envisagez de consulter.

Alors, comment choisir ?

Il n'y a pas de bonne réponse universelle. Voici quelques repères simples :

Si vous traversez une période de crise intense, que vous dormez très peu, que vous avez des pensées qui vous inquiètent — consultez d'abord un médecin ou un psychiatre. Le corps a parfois besoin d'un soutien médical avant que la parole puisse vraiment faire son travail.

Si vous souhaitez comprendre vos fonctionnements, explorer vos émotions, travailler sur des schémas relationnels qui reviennent, ou simplement vous sentir mieux dans votre quotidien sans nécessairement avoir reçu un diagnostic — un suivi en psychothérapie peut être exactement ce qu'il vous faut.

Et dans tous les cas, le critère le plus important reste peut-être celui-ci : est-ce que vous vous sentez en sécurité avec cette personne ? Est-ce que vous pouvez lui parler vraiment ? Le lien thérapeutique n'est pas un détail — c'est souvent ce qui fait toute la différence.

Un premier pas ne vous engage à rien

Si vous lisez ces lignes en vous demandant si vous devriez consulter, c'est peut-être déjà une réponse en soi. Vous pouvez me contacter pour une première conversation, sans engagement. Je serai heureuse de répondre à vos questions et de voir ensemble si mon approche peut correspondre à ce que vous cherchez.